Univers partagés ~ Les News

Les dernières informations relatives à la vie de l'association "Univers partagés"

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samedi, mars 6 2010

Quatrième Bulle de Mangas le mercredi 17 mars à partir de 16h30 : atelier de dessin avec l'association BD Associées

Nos rendez-vous mensuels autour de la culture "manga" à la FNAC de Nantes suivent leur cours. En mars et avril, nous entamons un nouveau cycle, centré sur la création de BD et d'illustrations inspirées par le manga. C'est ainsi que nous accueillerons, pour la première session de ce cycle, Elfie (auteur de 1911 Pistol) et Yamano de l'association BD Associées. À cette occasion, ils proposeront un atelier de dessin "manga" ouvert gratuitement à tous. Un rendez-vous créatif à ne pas manquer le mercredi 17 mars à partir de 16h30.

Pour finir, notez que vous pouvez retrouver des photos des précédentes rencontres, ainsi que le programme des prochaines, sur la page Facebook de Bulles de Mangas.

samedi, février 27 2010

Projection du film d'animation Metropolis de Rin Tarô au Katorza de Nantes le 6 mars dans le cadre du festival "Ville et cinéma"

Du 3 au 6 mars, la ville de Nantes accueille le 1er Festival "Ville et Cinéma", organisé par l'association L'Urbanographe. Cet événement se tiendra à l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Nantes et au Katorza. Le programme balaiera la représentation de la ville dans le 7e Art.

J'animerai, au nom d'Univers partagés, la projection de Metropolis de Rin Tarô le samedi 6 mars à 17h30 au Katorza. Ce film d'animation japonais de 2001 est adapté du manga éponyme d'Osamu Tezuka. Il s'agit d'une oeuvre que l'auteur japonais avait conçu après avoir découvert quelques photos du Métropolis de Fritz Lang... Des images qui ont suffisamment excité son imagination pour créer une histoire totalement originale. À (re)découvrir ! La projection sera suivie d'un débat autour de la représentation de la ville dans le cinéma d'animation.

Pour terminer, voici la note d'intention des organisateurs du festival. Les sujets abordés tout au long des quatre jours que dure l'événement promettent d'être passionnants !

"Le cinéma et la ville, sous toutes leurs formes, sont intimement liés. Le cinéma questionne la ville, la met en scène, la magnifie, l’explore pour mieux la transcender. Témoin des mutations de la ville, il amène ainsi le spectateur à porter un nouveau regard et à s’interroger sur son environnement urbain. C’est cette relation intime que nous souhaitons explorer et partager avec le public et des professionnels de la ville et du cinéma."
Aldo Bearzatto et Hervé Bougon, fondateurs

vendredi, février 26 2010

Master class de Kazuki Akane sur le ekonte (storyboard japonais) à Japan Expo Sud 2010

La deuxième édition de Japan Expo Sud s'est tenue du 19 au 21 février 2010 à Marseille. Avec Univers partagés, nous étions évidemment présents pour couvrir l'événement. Et puisqu'un des leitmotiv de notre association est le partage, c'est tout naturellement que nous allons inviter nos lecteurs à revivre les temps forts de la manifestation tout au long de la semaine. Retrouvez ici, chaque jour à 12h, un nouvel article sur Japan Expo Sud !

Autre grand nom présent à Japan Expo Sud : Kazuki Akane, réalisateur - excusez du peu - de la série TV et du film d'Escaflowne, mais aussi de Heat Guy J, Noein ou encore Birdy the Mighty Decode. Il a, d'une part, participé à une rencontre-débat avec Satoshi Urushihara et, d'autre part, donné une master class sur l'art du storyboard. Plus exactement, c'était de ekonte dont il était question : le ekonte est un outil typiquement japonais, très proche du storyboard, qui permet de donner des indications précises sur les plans d'un dessin animé, avant sa réalisation effective. Les plans sont décrits de haut en bas, avec des indications sur la durée et le nombre d'images de chacun.  

L'élaboration du ekonte débute lorsque l'écriture du scénario est terminée. Le ekonte permet de décrire tout ce qu'il est difficile de décrire avec des mots, telles la narration et la succession des plans. Pour Kazuki Akane, l'un des rôles fondamentaux du ekonte est de nourrir l'imagination des animateurs. C'est pourquoi il recommande de ne pas réaliser des ekonte trop propres ou détaillés. L'important, à cette étape, est de faire passer une intention et des sentiments. Une fois le ekonte dévoilé à l'équipe de production, chaque animateur peut choisir les scènes qui lui plaisent le plus. Ce qui permet de répartir le travail harmonieusement entre les différents intervenants.

Le ekonte est l'outil du réalisateur pour imposer sa vision de l'histoire aux animateurs. Kazuki Akane se situe dans la droite lignée de Yoshiyuki Tomino (créateur et réalisateur de Gundam) en préconisant de ne pas trop détailler l'ekonte et d'ainsi laisser une marge de liberté aux animateurs. Mais certains réalisateurs préfèrent, au contraire, exercer un contrôle rigoureux du travail des animateurs. C'est le cas de Hayao Miyazaki qui élabore des ekonte très détaillés : il demande ensuite à ses collaborateurs d'y rester fidèles et de ne pas en dériver.

Arrivé à ce stade de son discours, Kazuki Akane met en avant l'importance du ekonte dans la production animée, en opposition à la préparation d'un film avec des acteurs. Pour un tournage "live", les prises sont souvent nombreuses et, souvent, des plans sont tournés puis abandonnés lors du montage. Ce n'est évidemment pas possible en animation. Le ekonte permet donc d'avoir une vision claire sur les plans à animer, en évitant toute production superflue !

Comme nous l'avons évoqué auparavant, le ekonte diffère du storyboard classique en ce qu'il intègre des informations sur la durée et le nombre d'images de chaque plan. Ce qui implique, pour la personne en charge du ekonte, d'avoir une bonne perception du rythme de l'histoire.
Kazuki Akane a alors mis l'accent sur sa propre démarche artistique. En ce qui le concerne, il réalise une première version du ekonte sans aucune donnée temporelle. Il s'interroge alors sur le bon rythme et réfléchit au temps nécessaire pour chaque plan. Très souvent, la bande originale est créée avant la production de l'animation, ce qui lui permet de finaliser le ekonte en mettant la musique en fond sonore et en prenant des repères sur celle-ci. M. Akane aime utiliser la musique pour exprimer des émotions non visibles. Par exemple, il n'hésite pas à recourir à une composition mélancolique pour un personnage en apparence joyeux : le contraste permet alors de traduire des tourments intérieurs.  

Kazuki Akane ajoute alors que, dans cette phase, il apporte souvent des modifications à son ekonte. Il lui arrive même de supprimer certaines séquences ! C'est une autre des raisons pour lesquelles il conseille de ne pas trop soigner les dessins portés sur le ekonte. Car un ekonte trop détaillé peut inciter à ne pas faire de retouches dessus. Or il ne faut avoir aucun scrupule à effectuer des modifications, voire à abandonner des scènes... et ce, avant que les animateurs commencent leur labeur. 


Le ekonte constitue donc une étape cruciale dans la production d'un dessin animé. Dans le cadre d'un épisode de 20 minutes de série télévisée, le ekonte s'étale généralement sur 120 pages et prend 3 semaines à être finalisé. Dans le cadre d'un film tel qu'Escaflowne, il est indispensable de compter entre 4 et 6 mois de travail sur ce seul document ! En termes de gestion de la production, le ekonte de tous les épisodes d'une série n'est généralement pas terminé lorsque l'œuvre est lancée à la télévision. En fait, le ekonte du premier épisode est terminé, au plus tard, 6 mois avant sa programmation à la TV. La production rejoint progressivement la diffusion, de sorte que les retards éventuels sont de plus en plus pénalisants... Kazuki Akane avoue que sa pire expérience en la matière est d'avoir terminé un ekonte 3 semaines avant la diffusion ! Mais il reste, quoiqu'il arrive, très attaché à la conception de ce document, comme le montre la vidéo suivante.



L'essor du numérique va-t-il sonner le glas pour le ekonte ? Kazuki Akane ne le pense pas. Même si les techniques évoluent, le ekonte reste au coeur de la préparation d'un dessin animé. Il nécessite juste quelques adaptations. Il en va ainsi des réalisations 3D, pour lesquelles le ekonte doit simplement intégrer une information supplémentaire : la position de la caméra dans l'univers 3D. Kazuki Akane se dit d'ailleurs très intéressé par les effets rendus possibles par cette "caméra numérique". Un sujet sur lequel il se penche actuellement avec plusieurs de ses collègues réalisateurs. Nul doute que nous pourrons découvrir les conséquences de cette réflexion dans une prochaine œuvre !


Pour aller plus loin :

jeudi, février 25 2010

Conférence sur le doublage par Thomas Guitard et Geneviève Doang à Japan Expo Sud 2010

La deuxième édition de Japan Expo Sud s'est tenue du 19 au 21 février 2010 à Marseille. Nous étions évidemment présents pour couvrir l'événement. Et puisqu'un des leitmotiv de notre association est le partage, c'est tout naturellement que nous allons inviter nos lecteurs à revivre les temps forts de la manifestation tout au long de la semaine. Retrouvez chaque jour, à 12h, un nouvel article sur Japan Expo Sud !

Explorer l'univers du doublage, tel était le sujet passionnant auquel les spectateurs de Japan Expo Sud ont été conviés lors d'une conférence spéciale. Cette initiation était proposée par deux talentueux comédiens de doublage : Thomas Guitard et Geneviève Doang. Le premier est un directeur artistique français spécialisé dans le doublage, il a notamment travaillé sur les versions françaises de Wakfu, Gundam 00, Gurren Lagann, etc. La seconde est une comédienne de doublage qui s'est distinguée en interprétant Yoko dans Gurren Lagann, Soma Peries dans Gundam 00, Kuromi dans Animation Runner Kuromi, Dorothy dans MÄR,... Cerise sur le gâteau : ils assurent les voix off de NoLife. En fait, ils ne sont pas venus au doublage par hasard. Très tôt, ils ont eu un fort attrait pour cette activité, en témoigne leur participation dans la légendaire association GotohWan (structure qui a marqué de sa présence de nombreuses conventions en démystifiant le doublage via des animations sérieuses et ludiques). En devenant professionnels, ils ont finalement réussi à donner corps à leur rêve. Un parcours exemplaire !

La rencontre organisée à Japan Expo Sud a été scindée en deux temps : une phase de questions-réponses avec le public, puis des essais de doublage réalisés directement par des spectateurs. Une formule très séduisante, qui a permis d'illustrer les enjeux et les difficultés pour parvenir à un doublage réussi !

Thomas Guitard et Geneviève Doang sont notamment revenus sur les différences fondamentales entre les doublages en France et au Japon. Dans les studios français, rares sont les occasions où plus de trois comédiens sont simultanément présents pour réaliser une scène. En fait, pour faciliter la gestion du planning de chacun, les doubleurs viennent à tour de rôle enregistrer leur texte. Il est par exemple impossible de réunir, au même moment, les 15 ou 20 comédiens qui interviennent sur une même série. C'est au chef de plateau qu'il appartient alors d'assurer la cohérence du doublage : il est sensé bien connaître la série et préciser aux comédiens les principales caractéristiques des personnages et du scénario. Car quand un comédien arrive dans un studio pour doubler une série, il ne sait pas à l'avance le rôle qu'il va jouer - hormis si c'est un des personnages principaux, auquel cas un casting de voix aura été préalablement réalisé. Le chef de plateau lui présente le contexte de l'histoire, lui montre une ou deux fois la scène à doubler... Et l'enregistrement peut alors commencer ! Le doubleur a, en face de lui, un écran avec, d'une part, la vidéo de la scène et, d'autre part, la fameuse bande rythmo qui défile. C'est elle que le comédien doit suivre tout en incarnant véritablement le rôle qui lui a été attribué (d'où la nécessité, pour être un bon doubleur, de savoir jouer la comédie).

Un dispositif qui contraste très nettement avec le mode opératoire en vigueur au Japon. Là-bas, la bande rythmo n'existe pas. En fait, les comédiens reçoivent généralement à l'avance le texte qu'ils vont devoir enregistrer, le répètent chez eux, et viennent tous simultanément au studio de doublage. Contrairement aux doubleurs français, il n'est pas rare que les Japonais jouent leur texte sans regarder l'image. Cela se traduit par beaucoup de spontanéité et de dynamisme au niveau sonore. La contrepartie, c'est que, parfois, on entend des personnages parler alors qu'à l'écran, leur bouche ne bouge plus.

Malgré les différences qui subsistent entre les démarches françaises et japonaises, nombreux sont ceux qui, ces dernières années, ont remarqué de très sensibles améliorations dans les doublages français de séries animées. Pourquoi ? Thomas Guitard et Geneviève Doang pensent que la raison est à chercher du côté de l'arrivée de jeunes directeurs artistiques sur les plateaux. Ceux-ci ont grandi au contact du manga et de l'animation japonaise et savent en déchiffrer les codes (par exemple lorsqu'un personnage se transforme en S.D.). Ce qui n'est pas le cas des doubleurs ayant la cinquantaine ou plus. En outre, de véritables passionnés - séduits par l'animation japonaise depuis longtemps - sont arrivés "sur le marché". C'est justement le cas des deux intervenants de cette conférence. Ainsi Geneviève Doang s'est investie sur la traduction d'un certain nombre des épisodes de Gurren Lagann. Un travail qui lui a permis d'aborder le doublage de l'héroïne Yuko avec une meilleure connaissance de cette oeuvre  !
 
Mais des difficultés demeurent : les ventes de DVD de séries animées japonaises chutent - sans doute à cause du piratage des médias vidéos sur Internet - de telle sorte qu'il y a moins de temps et moins d'argent attribué à la traduction, l'adaptation et le doublage de ces titres. C'est la raison pour laquelle un certain nombre de doublages sont désormais effectués en Belgique ou au Québec, où le tarif des comédiens est bien moindre. C'est le cas par exemple du doublage français de Naruto, réalisé en Belgique.
Les éditeurs cherchent donc à faire le maximum d'économies sur la production des versions françaises. Une situation parfois problématique, la qualité ayant un coût...

Pour illustrer leur propos, Thomas Guitard et Geneviève Doang ont proposé au public de s'essayer au doublage d'une scène de l'anime Animation Runner Kuromi (qui dévoile justement les coulisses de la création d'un dessin animé au Japon). C'est ainsi que plusieurs spectateurs se sont lancés, dans une atmosphère conviviale et bonne enfant. La vidéo qui suit vous présente l'un de ces essais.



En France, on a longtemps critiqué le travail des comédiens de doublage sur les dessins animés japonais. Mais le contexte d'alors était bien différent. Nous avons désormais la chance d'avoir des doubleurs passionnés qui mettent beaucoup d'eux-même dans leur travail. Ils méritent vraiment que les spectateurs aillent au-delà de leurs préjugés et découvrent par eux-mêmes la qualité de la version française de Gurren Lagann, Gundam 00 ou encore Tales of Fantasia !

Pour aller plus loin :

mercredi, février 24 2010

Performance graphique de Benjamin à Japan Expo Sud 2010

La deuxième édition de Japan Expo Sud s'est tenue du 19 au 21 février 2010 à Marseille. Nous étions évidemment présents pour couvrir l'événement. Et puisqu'un des leitmotiv de notre association est le partage, c'est tout naturellement que nous allons inviter nos lecteurs à revivre les temps forts de la manifestation tout au long de la semaine. Retrouvez chaque jour, à 12h, un nouvel article sur Japan Expo Sud !


S'il est un auteur de manhua (BD chinoise) largement reconnu en France, c'est bien Benjamin. Celui-ci a signé différentes BD publiées chez Xiao Pan, a eu l'honneur d'une exposition à la galerie parisienne Arludik et a travaillé sur le premier clip de la chanteuse française Jena Lee. Malgré ce foisonnement d'activités, il continue de venir deux fois par an dans l'Hexagone à la rencontre de son public. Il a profité de son passage à Japan Expo Sud pour proposer une performance graphique mémorable, dessinant sur tablette graphique tout en répondant aux questions de l'auditoire. En témoigne la vidéo suivante, dans laquelle un spectateur demande à Benjamin d'où vient son inspiration.



L'échange lui a permis de revenir sur son parcours. Ainsi il vient de la campagne et pense que cela l'a inspiré jusqu'aux couleurs "flashy" qu'il utilise abondamment dans ses dessins. Récemment, il s'est rendu compte que les gens vivant en ville avaient une existence très dure. De ce constat il a fait deux romans, publiés uniquement en Chine. Il planche actuellement sur une nouvelle BD, Saviour, prévue pour l'été 2010 en France. Mais également sur une série d'illustrations sur le mode de vie des jeunes filles chinoises, un travail à découvrir à l'horizon 2012. Il a même révélé l'origine de son nom d'artiste, "Benjamin" : il s'agit en fait du prénom du héros de The Graduate (Le Lauréat en France), interprété par Dustin Hoffman. Le film conte l'histoire d'un jeune adulte un peu perdu dans sa vie. Si Benjamin a pu se reconnaître, à une époque, dans ce personnage, il en est désormais bien loin : ses bandes dessinées sont éditées en France, mais également au Royaume-Uni, en Suisse, en Belgique, aux États-Unis, au Brésil, etc.

Quand on lui demande pourquoi il a commencé à publier ses œuvres en France,  il répond simplement que c'était une opportunité qui lui a été offerte. De plus, selon lui, les lecteurs français sont suffisamment curieux pour apprécier une BD un peu différente.


Mais Benjamin fait lui aussi preuve d'une grande ouverture d'esprit, en témoigne son envie de se frotter à différents médias : ainsi il se dit prêt à travailler sur un nouveau projet de jeu vidéo si on le lui proposait. Toutefois, il ne garantit pas qu'il s'investirait à fond car le coeur de son métier reste la bande dessinée. Mais c'est cette envie d'explorer de nouveaux territoires qui a déjà permis à la collaboration avec Jena Lee de voir le jour. C'est le manager de cette dernière qui est venu le voir dans un festival, en 2007, pour lui suggérer un travail en commun. Le projet était sérieux et a alors vu le jour, avec le succès que l'on sait.

Quels conseils Benjamin donnerait-il aux jeunes qui veulent se lancer dans l'illustration ? D'être âpre à la tâche, d'y dépenser beaucoup d'énergie car le dessin ne permet pas qu'on ne s'y investisse qu'à moitié.

Pour découvrir d'autres éclairages sur Japan Expo Sud :

mardi, février 23 2010

Rencontre avec les auteurs des Chroniques de Player One à Japan Expo Sud 2010

La deuxième édition de Japan Expo Sud s'est tenue du 19 au 21 février 2010 à Marseille. Nous étions évidemment présents pour couvrir l'événement. Et puisqu'un des leitmotiv de notre association est le partage, c'est tout naturellement que nous allons inviter nos lecteurs à revivre les temps forts de la manifestation tout au long de la semaine. Retrouvez chaque jour, à 12h, un nouvel article sur Japan Expo Sud !

Player One... ces deux mots doivent rappeler bien des souvenirs aux fans de jeux vidéos et de mangas des années 90. Il s'agissait là d'un des principaux magazines sur le sujet. Il a vu le jour en 1990 pour s'éteindre en 2000. Entre temps, l'édition de manga en France avait commencé à décoller. Et de Player One avait émergé une maison d'édition spécialisée dans le domaine : Manga Player. Quand le bateau mère a coulé, tout semblait compromis. C'était sans compter avec l'énergie d'une partie de l'équipe qui a vite repris le flambeau et créé une nouvelle société dédiée à l'édition : Pika, racheté par Hachette en 2007, et devenu le 3e éditeur français de manga.

C'est cette histoire mouvementée, mais féconde que racontent Olivier Richard et Alain Kahn dans Les Chroniques de Player One. Cet ouvrage est l'un des tous premiers à décrire de manière documentée et structurée l'essor du jeu vidéo, du manga et des milieux éditoriaux afférents en France. Une initiative louable, qu'apprécieront tous ceux qui, comme moi, ont vécu ces années-là en tant que fan et qui désirent, désormais, en savoir plus sur les coulisses de l'époque ! Car nous sommes nombreux à avoir lu Player One dans notre jeunesse, à avoir été marqués par les rédacteurs qui signaient dedans (de Crevette à Milouse en passant par Iggy ou El Didou) et à avoir eu envie, à notre tour, de jouer un rôle actif dans nos passions. De fait, le livre aurait également pu s'appeler "Génération Player One" tant le milieu qu'il dépeint a profondément marqué les esprits.

À l'occasion de Japan Expo Sud, Olivier Richard et Alain Kahn se sont prêtés à l'exercice des questions-réponses avec le public. Ils ont ainsi évoqué deux décennies de jeu vidéo et de manga. Car Player One est né la même année que la publication du premier tome d'Akira dans l'hexagone par Jacques Glénat. C'était donc le tout début de la BD japonaise en France. Depuis, le manga a été le phénomène que l'on sait, en témoignent les chiffres de fréquentation d'un salon tel que Japan Expo ! Là où Japan Expo (Villepinte) et Japan Expo Sud totalisent, à eux deux, plus de 200 000 visiteurs, les deux principaux salons parisiens de jeu vidéo atteignent doucement les 80 000 entrées. Un différentiel qui montre bien l'engouement indiscutable pour la culture asiatique sous toutes ses formes.

"Alors pourquoi n'y a-t-il pas plus d'émissions mettant à l'honneur les jeux vidéos et les mangas à la télévision ?", demande alors un spectateur. Olivier Richard, qui a été directeur des programmes à Europe 2 TV puis Virgin 17, rappelle alors combien le jeu vidéo peut être perçu comme un concurrent de la télévision. Quel intérêt pour les grandes chaînes, dans ces conditions, d'évoquer un tel média ?
Il ajoute que les groupes tels que TF1/France Télévision/etc. visent en priorité la ménagère de moins de 50 ans... Une cible restée longtemps hermétique aux jeux vidéo, même si la Wii a fini par changer la donne !
Quant aux dessins animés japonais, Olivier Richard rappelle que les fans sont certes nombreux, mais cela ne garantit pas des réussites au niveau de l'audience. Un fait qu'il a malheureusement expérimenté par lui-même à Europe 2 TV. Seules des "marques" telles que Dragon Ball, Naruto, One Piece - titres qui ont déjà acquis une certaine renommée via leur format papier - sont bien reçus par le public. Avec la télévision, il est primordial d'identifier ce qui est véritablement grand public et ce qui ne l'est pas.

Face à la multiplication des supports numériques (smartphones et tablettes tactiles), il se pose désormais la question de l'évolution du marché de la presse et de l'édition. Selon Alain Kahn, la presse papier est d'ores et déjà condamnée à disparaître. Grâce à la popularisation des tablettes (sous l'effet, notamment, de l'iPad d'Apple), elle devrait avoir une occasion unique d'entamer une révolution complète... Ce qui, à terme, devrait donc conduire à l'émergence d'une presse enrichie (via des photos, de la musique, etc.).
En ce qui concerne les livres, Alain Kahn insiste sur la nécessité de distinguer ce qui est de l'ordre de l'instantané - la presse - de ce qui est durable - l'édition. Pour celle-ci, il prévoit un morcellement en trois types de médias. D'abord, le maintien des ventes des ouvrages abordables tels que les mangas, livres de poches et autres faciles à glisser dans un sac, à lire dans les transports en commun, sur la plage, etc. Ensuite, la multiplication de titres mêlant livres et objets (à l'instar de ces livres de cuisine vendus avec des ustensiles qui, depuis quelques mois, encombrent les rayonnages des librairies). Enfin, l'émergence de nouveaux contenus numériques (par exemple des bandes dessinées agrémentées de musiques et/ou d'animations). En la matière, l'avenir est donc à écrire. Avec beaucoup d'enjeux, tant dans la définition des créations digitales que dans l'émergence de nouveaux modèles économiques. Rendez-vous dans quelques années pour voir comment tout cela a évolué ? 





D'ici là, je vous recommande chaudement la lecture de ces passionnantes Chroniques de Player One !

Pour découvrir d'autres éclairages sur Japan Expo Sud :

lundi, février 22 2010

Master class de Satoshi Urushihara à Japan Expo Sud 2010

La deuxième édition de Japan Expo Sud s'est tenue du 19 au 21 février 2010 à Marseille. Nous étions évidemment présents pour couvrir l'événement. Et puisqu'un des leitmotiv de notre association est le partage, c'est tout naturellement que nous allons inviter nos lecteurs à revivre les temps forts de la manifestation tout au long de la semaine. Retrouvez chaque jour, à 12h, un nouvel article sur Japan Expo Sud !

C'est un fait que beaucoup méconnaissent, mais l'histoire de l'animation japonaise en France a été fortement marquée par Satoshi Urushihara, mangaka et chara-designer prestigieux invité de Japan Expo Sud 2010. Car c'est lui qui a donné naissance au design des personnages de La Légende de Lemnear, OAV d'héroïc fantasy du début des années 90. Cette œuvre fut la première éditée en VOSTF en 1995 par Anime Virtual, un éditeur qui, quelques mois plus tard, allait devenir Kaze.

Lors de la Master Class qui lui était consacrée, Satoshi Urushihara a montré l'impressionnante étendue de son travail, du jeu vidéo à l'animation en passant par le manga. Il s'est employé à expliciter ses questionnements, à défendre ses convictions et à expliquer comment il cherche à utiliser la quintessence de chaque support (cellulo, dessin numérique, etc.).

Les illustrations de Satoshi Urushihara sont aisément reconnaissables par leur niveau de détails. Un foisonnement source de bien des problèmes pour les studios d'animation avec lesquels il a été amené à travailler. En effet, pour animer des dessins aussi fins, il est nécessaire de s'adjoindre les services d'un nombre important d'animateurs... ce qui a une répercussion directe sur le coût de la production ! Sans parler des soucis techniques que représente, par exemple, un personnage dont la chevelure est composée de multiples teintes de blanc. Satoshi Urushihara prend ces difficultés à bras le corps. Ainsi, il travaille toujours dans l'animation. Récemment, il a notamment réalisé les génériques de fin de Ikkitôsen et Queen's Blade, deux animations d'une minute et trente secondes sur lesquelles il a pu déployer toute la puissance de son trait.

Tout au long de cette rencontre, Satoshi Urushihara a mis en avant son goût pour l'expérimentation. C'est ainsi qu'il s'est longtemps concentré sur le dessin sur cellulo. C'est le cas d'un grand nombre des travaux qu'il a produits dans les années 90. Un domaine dans lequel il a révélé avoir créé ses propres techniques, par exemple pour réaliser la chevelure de ses personnages : mêler l'aérographe au cellulo. Sa réflexion va évidemment au-delà de la technique. C'est ainsi qu'il évoque, dans le court extrait qui suit, son intention quant à la composition d'une illustration de La Légende de Lemnear



Autre corde à son arc : il a su prendre le virage du numérique. Avec cette technologie, il tente d'aller dans de nouvelles directions et d'en identifier les limites.

Enfin, tout un pan de la conférence s'est focalisé sur son travail en tant que mangaka. C'est lorsque M. Urushihara travaillait sur La Légende de Lemnear qu'on lui a demandé de créer un manga à partir de l'anime. Une tâche difficile. Car si Satoshi Urushihara avait vu certains de ses aînés réussir brillamment dans la création d'un manga à partir d'un dessin animé, il n'avait - lui - aucune expérience dans le domaine. Et il ne pouvait compter, autour de lui, sur personne qui puisse l'aider dans cette tâche. Six bons mois ont alors été nécessaires à l'artiste pour trouver un angle d'attaque. Car il lui a fallu dépasser la différence essentielle entre dessin animé et manga : l'animation est une composition de dessins statiques qui créent le mouvement, alors que le manga doit, lui, donner l'impression de mouvement à partir d'un dessin définitivement figé.

La master class s'est terminée sur une très belle illustration numérique de M. Urushihara. Pour celle-ci, il a expliqué avoir eu envie de réaliser "quelque chose de typiquement japonais". Quelle meilleure conclusion ce créateur aurait-il pu imaginer pour montrer son talent à allier la culture historique de son pays avec la modernité des dernières techniques digitales ?

Pour d'autres visions sur Japan Expo Sud :
- Lumière d'Horizon
- Le Journal du Japon (à venir)

vendredi, février 19 2010

Programme de février à avril des projections dédié aux séries animées japonaises à la Bibliothèque Municipale de Nantes

Comme vous le savez déjà, Univers partagés et la Bibliothèque Municipale de Nantes se sont associés pour proposer, tout au long de la saison culturelle 2009-2010, un cycle de projections visant à faire découvrir à un large public la richesse et la diversité de la culture visuelle japonaise.

Avec un rythme moyen de deux rendez-vous par trimestre, nous explorons des thèmes aussi variés que la vie quotidienne au Japon, la science-fiction, le thriller, les utopies, ... sans oublier, évidemment, le jeune public pour lequel sont organisées des projections dédiées.

Après quatre premières projections organisées entre octobre et janvier, voici le programme des projections prévues jusqu'en avril 2010. Il y en aura une dernière, en mai ou en juin, pour clôturer la saison comme il se doit.

Nous en profitons pour remercier nos partenaires Beez, Kaze et Dybex grâce à qui ces projections sont possibles !

Mercredi 24 février 2010 à 14h30 : "Jeune public"

Hello Kitty - Le petit théâtre - Épisodes n°1 et 2 - À partir de 6 ans - VF - Éditeur : Dybex

Résumé : Voici les plus beaux contes de fée de la littérature mondiale, revisités par Sanrio, la firme créatrice d'un des chats les plus célèbres du monde : Hello Kitty. Blanche-Neige, Cendrillon, Aladin, la Belle au Bois dormant, le Chat Botté, les trois petits cochons ou encore Jack et le haricot magique et bien d'autres histoires sont présentés dans un format spécialement conçu pour le plaisir des enfants, et mis en images avec la complicité de nombreux personnages issus de l'univers de Sanrio. Kitty et tous ses amis, au grand complet, sortent leurs plus beaux costumes et se glissent dans la peau des héros des contes et fables intemporels.
Véritable objet de culte à travers le monde, Hello Kitty, est le chat le plus célèbre auprès des enfants et des plus grands. Avec tous les personnages féeriques de la firme SANRIO , elle enchantera à la fois les tout-petits et les inconditionnels au fil de ces petites histoires inspirées des plus beaux contes de la littérature mondiale.

Vendredi 12 mars 2010 à 18h - "Un autre monde ?"

Witch Hunter Robin - Épisodes n°1 et 2 - À partir de 13 ans - VOSTF - Éditeur : Beez

Résumé : Il existe au sein de notre société des être dotés de pouvoir paranormaux, appelés sorciers. Depuis des années, une organisation secrète du nom de " Salomon " les traque. Cette organisation, basée en Italie et dirigée par des prêtres, possède une branche au Japon, la STN-J. Robin, une jeune fille de quinze ans, intègrera cette organisation où ses talents de manipulation du feu se révèleront bien utiles... Mais la STN-J a des plans bien précis en ce qui concerne les sorciers capturés, et elle n'hésite pas à cacher des informations à Salomon...
Peut-on contrôler et enfermer des citoyens du fait du danger qu'ils pourraient peut-être représenter un jour ? Cette série pose la question de la viabilité d'une société policée dans laquelle tout être hors norme serait immédiatement placé sous tutelle du gouvernement. Une oeuvre puissante, qui s'appuie sur une beauté formelle éblouissante (musique, graphisme, ...) !

Wolf's Rain - Épisodes n°1 et 2 - À partir de 13 ans - VOSTF - Éditeur : Beez

Résumé : Cette histoire se déroule dans un futur indéterminé, sur une Terre désolée par les guerres. Depuis 200 ans, on pense que les loups ont disparu. Du moins c'est ce que croient les hommes mais d'après la légende quelques loups vivent encore parmi eux, capables de prendre leur apparence. La légende conte aussi l'existence d'un paradis perdu, Rakuen, situé au bout du monde et que seuls les loups seraient capables de trouver. Telle est la prophétie du livre de la Lune.
Série d'animation réalisée par le prolifique et talentueux Studio Bones (aussi connu pour Full Metal Alchemist ou Soul Eater), Wolf's Rain mêle onirisme, science-fiction et valeurs humanistes. Un titre fort, qui porte la patte de son réalisateur Tensai Okamura !

Mercredi 21 avril 2010 à 14h30 : "Jeune public/Aventure"

Tsubasa Reservoir Chronicle - Épisodes n°1 et 2 - À partir de 8 ans - VF - Éditeur : Kaze

Résumé : Au pays de Clow, un terrible malheur frappe la princesse Sakura et terrasse l'amour qui l'unit secrètement à Shaloan. L'héritière du royaume succombe à un mal mystérieux qui brise son âme en mille éclats disséminés dans plusieurs mondes parallèles. Désormais, le destin de la princesse est entre les mains de Shaolan, qui, pour la sauver, n'a pas d'autres choix que de pactiser avec Yuko, une mystérieuse cartomancienne, clé de tous les univers.
Ainsi, Yuko lui accorde l'aide de Mokona et de deux aventuriers, mais exige de Shaolan qu'il disparaisse des souvenirs de sa promise... Commence alors pour Shaolan et ses deux compagnons, la quête des plumes de Sakura (les réceptacles contenant l'âme de la princesse) à travers maints univers où leur seul guide est une boule de poils aussi mignonne qu'imprévisible...
Tsubasa Reservoir Chronicle est le dernier succès en date des CLAMP. Il s'agit d'un studio composé de 4 talentueuses auteurs dont la popularité en France a explosé avec la diffusion de Card Captor Sakura à la télévision, à la fin des années 90.

Chaque projection sera précédée d'une présentation de ma part, afin de replacer les œuvres dans leur contexte social et culturel.

L'ensemble de ces projections aura lieu à la salle Jules Vallès de la Médiathèque Jacques Demy - 24 quai de la Fosse - 44000 Nantes. L'entrée est libre.

vendredi, janvier 29 2010

Le manga en bonne place au Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême 2010 !

J'ai souhaité donner une connotation japonaise à ma deuxième journée passée à Angoulême. Il faut avouer que le programme s'y prêtait particulièrement bien.

Aux alentours de midi, la Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l'Image (CIBDI) était le siège d'une rencontre avec Seiichi Hayashi, l'auteur d'Élégie en rouge (paru chez Cornélius). Le mangaka s'est montré particulièrement disert. Il faisait de chacune de ses réponses un récit à part entière. Il a ainsi retracé son parcours dans le monde du dessin et de l'animation. Passionné par l'image dès son plus jeune âge, il avait désossé l'appareil photo de son père pour en faire un banc d'animation sommaire. À l'issue de ses études, il a intégré Toei Animation. C'était le début des productions de séries animées à la télévision. À cette époque, le studio fondé par Osamu Tezuka, Mushi Production, était sur le point de diffuser à la télévision l'adaptation animée d'Astro Boy. L'animation (et la bande dessinée) semblaient ne pouvoir cibler que les enfants. Mais des magazines tels que Garô ont alors fait leur apparition. Seiichi Hayashi a expliqué combien ce magazine fut une révolution et une découverte pour la centaine d'animateurs qui travaillaient alors au sein de Toei Animation : il était bel et bien possible de faire de la BD pour adultes, avec la possibilité d'exprimer des choses totalement nouvelles ! À travers chacune des anecdotes de Seiichi Hayashi, on sentait bien qu'on avait affaire à un véritable témoin des révolutions successives qui ont touché le manga et l'animation japonaise.


Autre talentueux auteur présent à Angoulême : Makoto Yukimura (créateur de Planètes et de Vinland Saga), qui donnait une conférence sur son travail de mangaka. Pendant près de deux heures, le public a ainsi pu découvrir  comment se créé un manga, du pré-découpage réalisé par l'auteur pour évaluer le rythme de son chapitre aux planches finales en passant par le crayonné et l'encrage. Le mangaka de Planètes s'est notamment attardé sur certaines des spécificités de la BD japonaise, notamment les lignes de vitesse.



L'intervention était didactique, drôle et enrichissante. Makoto Yukimura a du recul sur son art et sait en parler avec passion et enthousiasme. Il a, par exemple, expliqué qu'en ouvrant des mangas publiés en dehors du Japon, il avait imaginé combien la tâche des lettreurs occidentaux était ardue : en effet, les Japonais ont coutume de faire des bulles très étroites, adaptées pour une lecture de haut en bas, et absolument pas pensées pour des textes écrits de gauche à droite. Mais Makoto Yukimura souhaite que ses oeuvres puissent être lues non seulement au Japon, mais aussi à travers le monde. De fait, il a décidé de faire des bulles homogènes, dans lesquelles il est aussi facile d'écrire de haut en bas que de gauche à droite, espérant ainsi faire amende honorable pour toute la profession qui a fait souffrir les lettreurs.


Autre preuve d'humour : Makoto Yukimura est très humble sur sa vitesse d'exécution. Il a ainsi expliqué qu'il lui fallait environ 3 heures pour réaliser une planche en crayonnés (une performance tout à fait honorable quand on voit le niveau de détails de ces crayonnés !). Un rythme qu'il imagine beaucoup plus lent que celui de Eiichiro Oda... "mais je pense que M. Oda ne doit pas avoir beaucoup de vacances. Je me considère beaucoup plus comme un fonctionnaire du manga !", a-t-il alors ajouté. Plus tard, il ajoutera "ma philosophie, c'est de prendre le temps de faire les choses au maximum de mes possibilités. Pour un mangaka, la denrée rare, c'est le temps, et non pas les outils."





La rencontre s'est conclue par un jeu de questions/réponses avec le public. Makoto Yukimura a évoqué ses difficultés à convaincre les responsables éditoriaux de l'intérêt des thèmes qu'il a abordé avec Planètes et Vinland Saga. Pour ce dernier titre, il a justifié son choix de placer l'histoire à l'époque ultra-violente des Vikings : quel meilleur contexte aurait-il pu prendre pour mettre à l'épreuve et légitimer la philosophie d'un personnage refusant de recourir à la violence ? Enfin, il a évoqué les mangas qu'il apprécie, notamment One Piece. Mais surtout Ikkyu, de Hisashi Sakaguchi, sur lequel il paraissait intarissable. "En lisant cette oeuvre, j'ai découvert que le manga pouvait poser des questions non seulement essentielles, mais aussi existentielles."



Par ce propos, Makoto Yukimura a fourni un bel argument à tous ceux qui tentent de faire connaître la richesse de la bande dessinée japonaise au-delà des carcans. Une démarche que l'on retrouve  au cœur même du festival, grâce à l'exposition "Même pas peur des mangas !" au pôle Jeunesse logé au CIBDI. Une expo (réalisée par Julien Bastide, Matthieu Pinon et Meko) qui fera date et qui mérite d'être recommandée à toutes les bibliothèques de France !


Le manga est démystifié, à travers ses principaux genres : le manga pour adolescents, pour adolescentes et pour adultes. L'ensemble fourmille de bonnes idées : les principales caractéristiques du héros de shônen manga ou de l'héroïne de shôjo manga sont résumées via des silhouettes dédiées, un panneau synthétise des conseils de lecture en fonction de l'âge, l'habillage graphique met en avant les titres incontournables parus en France (avec, d'une part, les couvertures des mangas en question, mais aussi une fresque avec les visages des principaux héros de mangas), etc. Nul doute que les parents, après avoir lu ces panneaux, se sentiront plus à l'aise pour comprendre l'univers des mangas lus par leurs enfants !




Avec un tel foisonnement d'activités, qu'on ne dise plus que le manga est le parent pauvre du Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême !

Suivez Angoulême 2010 en direct sur Twitter !

En marge de l'aperçu du 37e Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême que nous vous avons d'ores et déjà donné - et en attendant un article plus étoffé sur l'événement -, les membres d'Univers partagés partagent leurs découvertes et leurs coups de coeur via la plate-forme Twitter !

Vous pouvez ainsi retrouver, en direct, notre vision du festival sur nos comptes Twitter respectifs :

N'hésitez pas à réagir, soit directement sur Twitter, soit dans les commentaires de ce billet !


jeudi, janvier 28 2010

Aperçu du Festival International de la Bande-Dessinée d'Angoulême 2010

Pour atteindre Angoulême, en ce premier jour de festival, il fallait braver brouillard et verglas. Des conditions climatiques qui donnaient l'impression d'évoluer dans une cité en plein milieu des nuages. Effets visuels garantis quand il s'agit, par exemple de découvrir des Tuniques Bleus sur la place de la mairie ! Petit aperçu de mes premiers coups de coeur. 



Le Manga Building accueille une exposition sur l'un des plus grands shônen mangas de la décennie : One Piece. Avec des fac-similés des planches de deux chapitres, des reproductions des décors ayant servi à la série animée, des bornes de démonstrations des jeux vidéos sur Wii et un immense Tony Tony Chopper ! 


Le jeudi est généralement la journée la moins fréquentée. L'occasion d'obtenir quelques dédicaces auprès de jeunes auteurs sympathiques et dynamiques !

Par exemple, la talentueuse Miya. Celle-ci est l'auteur du très bon shôjo manga français Vis-à-Vis (chez Pika), que je ne peux que vous conseiller. Il s'agit là d'un des tous meilleurs mangas français, au même titre que Dreamland de Reno ou encore Pink Diary de Jenny ! 


Côté bande-dessinée chinoise, l'éditeur Xiao Pan propose en avant-première un superbe ouvrage collectif intitulé China Girls. On y retrouve les œuvres d'auteurs déjà croisés lors de précédentes éditions du festival (Rain, Ji Di, ...). Mais on découvre également des nouveaux venus d'ores et déjà dotés d'un sacré coup de pinceau. C'est le cas par exemple de la jeune MaXin, présente sur la manifestation.


Fait marquant de l'édition 2010 : la place accordée à l'édition numérique sous toute ses formes. Preuve en est : un espace clairement identité y est désormais consacré ! Édition participative à la MyMajorCompany avec manolosanctis, visualiseurs iPhone proposés par AveComics! et autres initiatives autour du support numérique, les acteurs se multiplient au fil des ans. Le sujet est chaud et fait parler. Mais il est encore bien difficile d'imaginer la manière dont le secteur va (ou non) se développer au cours des prochaines années. 


Cette première journée pouvait se terminer de différentes manières : cérémonie d'ouverture au théâtre d'Angoulême, projection de Yona, la légende de l'oiseau sans aile... Pour ma part, j'ai plutôt choisi d'aller faire un tour au vernissage de l'exposition Café Frappé (par l'équipe de Choco Creed). Une belle infusion de talents en tous genres ! À découvrir au plus vite ! 

 
Terminons sur une joyeuse anecdote : les trois membres fondateurs d'Univers partagés sont simultanément présents à Angoulême cette année. C'est un fait unique depuis la création de notre association ! Nous allons fêter cela comme il se doit. Et puisque l'un de nos objectifs est de promouvoir la création dessinée sous toutes ses formes, donnons un coup de projecteur sur nos collègues de BD Associées (stand F8, dans la bulle "Le Nouveau Monde", espace BD Alternative) qui accueillent Rosalys en dédicaces de vendredi à dimanche, entre 13h et 15h, pour son artbook Cute Flowers.

dimanche, janvier 17 2010

Aurore invitée lors de la 2e édition de Bulles de Mangas à la FNAC de Nantes mercredi 20 janvier à 17h30

Dans le cadre de la deuxième édition de Bulles de Mangas le 20 janvier, nous aurons le plaisir d'accueillir Aurore, dessinatrice d'Elinor Jones (Éditions Soleil) et Pixie (Éditions Delcourt) !

Elle viendra nous parler de son travail sur Elinor Jones qui sera justement disponible en avant-première pour la rencontre.

Nous évoquerons aussi... ses autres projets en tant qu'illustratrice/dessinatrice, par exemple son travail régulier sur les affiches de Japan Expo. Un grand moment en perspective, tant Aurore est emblématique de cette jeune génération d'auteurs qui contribuent à l'intégration des codes du manga dans la BD franco-belge !

Rendez-vous mercredi à 17h30 à la FNAC de Nantes !


lundi, novembre 2 2009

Manga-tan 3ème édition ~ Utopiales 2009 en images

Manga-tan 3 - L'avant-première du film Evangelion: 2.0
   

Manga-tan 3 - Le concours de cosplay
   

Manga-tan 3 - DenSigal, invité d'honneur
   

Photos et documents autour de la 3e journée Manga-tan : cosplay et conférence

Vous pouvez retrouver dès maintenant photos et liens complémentaires concernant la 3e Journée Manga-tan qui s'est tenue à Nantes ce premier novembre sur la page Facebook d'Univers partagés. Je vous invite vivement à en devenir fan, de manière à être informés rapidement des retours de la presse sur cette journée, à découvrir des photos exclusives, etc. Nous allons mettre à jour cette page Facebook très régulièrement. Nous allons également proposer une compilation des différents liens vers les galeries photos qui seront publiées, ici et là, sur le web. Nous proposerons plus tard (le temps pour nous de faire le montage) une vidéo rétrospective de la 3e journée Manga-tan.

Nous avons battu notre record, tant en termes de fréquentation (plus de 1500 personnes pour le cosplay) que de participation (48 cosplayeurs - répartis en 10 participants au concours individuel, 6 groupes, et 3 passages en défilé libre - et 8 modèles pour le défilé Lilly Seekwet) ont foulé la scène de la Cité des Congrès pour cette édition. Merci sincèrement à tous - cosplayeurs, jury, public - pour votre présence et votre soutien à cet "événement dans l'événement" (je cite ici le directeur de la Cité des Congrès, lors de la soirée d'ouverture du festival) en partenariat avec la TAN.

Rendez-vous l'an prochain, pour une édition que nous essayerons de rendre encore plus belle !

vendredi, octobre 30 2009

Soirée Flander's Company / Damned aux Utopiales de Nantes : les photos souvenirs

L'animation consacrée à la Flander's Company et à Damned que nous organisions hier dans le cadre des Utopiales, à Nantes, s'est très bien passé. Tout d'abord, un grand merci à Ruddy Pomarede et à Frédéric Hosteing pour leur disponibilité, leur gentillesse et leur professionnalisme ! Merci à la Cité des Congrès pour la gestion technique irréprochable de la soirée, merci à Kaze (éditeur de la série en DVD) pour cette belle collaboration, merci à la FNAC pour l'organisation sans faille des dédicaces et merci beaucoup au public d'avoir répondu présent (une centaine de personnes à la conférence, et plus de deux heures et demi de dédicaces de la part des invités) !

La journée a été riche en échanges entre les acteurs de la Flander's Company et le public. Le programme était chargé, entre rencontres avec la presse, projection-débat, et séance(s) de dédicace (la séance prévue à 18h30 a eu tellement de succès qu'une seconde séance s'est déroulée à 22h30 à l'issue de la projection-débat). Ruddy et Frédéric ont mis le feu à la Grande Halle de la Cité des Congrès. Ils étaient d'ailleurs venus avec quelques cadeaux pour les spectateurs. Notamment le 4e épisode de la saison 3 de la Flander's Company en avant-première, épisode dont la projection a remporté un véritable succès populaire. Voilà qui présage du meilleur pour le reste de la saison, à découvrir sur NoLife le vendredi, à partir de fin novembre.

Vous pouvez d'ores et déjà retrouver nos photos de cet événement sur la page Facebook d'Univers partagés. De plus, nous vous proposerons, d'ici la fin de l'année, un montage vidéo de la conférence. Un des membres de notre équipe, Yann, a en effet filmé les débats, et nous avons récupéré la sortie son des micros. De quoi vous offrir prochainement un souvenir supplémentaire de cette mémorable soirée !

Les Utopiales ne sont pas évidemment finies. Vous avez jusqu'à dimanche pour vous procurer, en avant-première, les DVD de la saison 2 de la Flander's Company sur le stand FNAC. Par ailleurs, n'oubliez pas la journée Manga-tan, dimanche, avec sa conférence sur le manga, son concours de cosplay et sa projection en avant-première d'Evangelion: 2.0 You Can (Not) Advance. Au plaisir de vous voir sur le festival !

mardi, octobre 13 2009

Récapitulatif des activités que nous animerons lors des Utopiales 2009 pour le pôle asiatique

Alors que la conférence de presse du Festival International de Science-Fiction Utopiales (à la Cité Internationale des Congrès de Nantes, du 28 octobre au 1er novembre 2009) se tient demain, voici un bref récapitulatif des activités pour lesquelles nous avons assuré le conseil artistique cette année, et que nous animerons pendant l'événement.

Le Pôle Asiatique des Utopiales proposera donc plusieurs animations spéciales s'adressant au plus grand nombre, tout aussi bien spécialistes qu'amateurs. Il s'agit là d'une caractéristique à laquelle nous tenons beaucoup au moment de réfléchir à notre programmation : le manga et l'animation japonaise méritent de sortir du carcan auquel certains les réduisent parfois, il est de notre devoir de les promouvoir à travers des activités pouvant plaire à tous ! C'est avec cet état d'esprit que nous avons une nouvelle fois travaillé. 

Le jeudi 29 octobre, à 17h30, se tiendra la projection de Mind Game, long-métrage inédit du Studio 4°C (connu pour avoir signé, notamment, l'adaptation animée d'Amer Béton), proposé en VOSTF. Cette avant-première (le film ne sort en DVD que le 18 novembre, chez Potemkine) sera donc l'occasion de mettre à l'honneur l'impressionnant travail de Masaaki Yuasa sur cette perle. Nous espérons contribuer, grâce à cette projection, à mieux faire connaître le studio 4°C.

De 20h30 à 22h30, ce même jeudi 29 octobre, nous mettrons à l'honneur la richesse et l'originalité des films et séries amateurs françaises au cours d'une soirée "FanFilm". Nous aurons le plaisir d'accueillir Ruddy Pomarede et Frédéric Hosteing, à l'origine des séries Damned et Flander's Company (diffusée sur NoLife et disponible en DVD chez Kaze). Au cours d'une projection-débat, nous aurons l'occasion d'évoquer le parcours atypique des Guardians et la manière dont Damned et la Flander's Company se sont montées (avec leurs enjeux et difficultés propres). Nos invités ont même prévu de dévoiler, en avant-première, un épisode de la saison 3 de la Flander's Company !

L'autre grand temps fort pour le manga et l'animation japonaise se tiendra le dimanche 1er novembre, à partir de 15h30, à l'occasion de la journée Manga-tan (en partenariat avec la Semitan, transports en commun de l'agglomération nantaise).

Les festivités débuteront par une conférence sur la science-fiction japonaise... et plus particulièrement en rapport avec la thématique de l'édition 2009 du festival, à savoir "Des mondes meilleurs ?" Pour participer à cette discussion, nous aurons le plaisir d'accueillir Denis Sigal, auteur du Grapholexique du Manga et enseignant à l'Université de Bretagne Occidentale ayant mis en place le premier cours sur le manga dans une université occidentale.

La journée se poursuivra, à partir de 16h30, par le désormais traditionnel concours de cosplay. Les inscriptions sont toujours ouvertes (jusqu'au 24 octobre). Elles donnent droit, pour chaque candidat inscrit, à deux entrées gratuites pour une journée sur le festival.

Enfin, nous conclurons par la projection en avant-première, en VOSTF, d'Evangelion: 2.0 You Can (Not) Advance en partenariat avec Dybex. Une occasion unique de poursuivre l'expérience entamée l'an dernier (nous avions alors diffusé Evangelion: 1.0 You Are (Not) Alone) et de découvrir la saga Evangelion avec un tout autre point de vue. 

Nous espérons vous voir nombreux sur le festival et croisons les doigts pour que ce programme vous satisfasse !

PS : si vous souhaitez suivre, au jour le jour, nos préparatifs et accéder ainsi à des informations exclusives, je vous invite à devenir fan de lapage Facebook d'Univers partagés ou à suivre mon flux d'information Twitter.

lundi, octobre 5 2009

Evangelion: 2.0 You Can (Not) Advance projeté aux Utopiales 2009, lors de la journée Manga-tan du dimanche 1er novembre

Lors de la journée Manga-tan 2008, nous avions proposé au public de (re)découvrir l'œuvre culte Evangelion à travers le premier long-métrage du projet "Rebuild" : Evangelion 1.0 You Are (Not) Alone. Pour rappel, il s'agit du premier des quatre films qu'Hideaki Anno (réalisateur de la série télévisée) a mis en chantier pour revisiter l'univers "Evangelion".

Voilà plusieurs mois que je rêvais de proposer au public la suite lors de la journée Manga-tan 2009. C'est désormais chose possible, grâce à Dybex.



Evangelion: 2.0 You Can (Not) Advance, suite magistrale du volet proposé l'an dernier, sera en effet diffusé lors de la journée Manga-tan des Utopiales, le 1er novembre 2009 à 18h15. Nous vous proposerons le film en version originale sous-titrée français (notre équipe de traduction planche actuellement sur ce sous-titrage). Une projection unique, qui vous donnera l'occasion de faire la connaissance de Mari Illustrious Makinami, le nouveau personnage que ce long-métrage introduit, de réentendre des musiques familières mais dans un tout autre contexte (la bande originale contient ainsi des compositions de KareKano) et, surtout, de découvrir la saga Evangelion avec un tout autre point de vue. 

Evangelion: 2.0 You Can (Not) Advance est dans la droite lignée du premier volet. Les Evangelion que produit la NERV sont le dernier rempart de l'humanité contre le danger que représentent les Anges. Mais l'émergence de nouvelles unités - qu'il s'agisse de l'Eva 05 en prise avec le troisième Ange ou de l'Eva 02 qui arrive à Tôkyô avec à son bord le pilote Asuka Langley Shikinami - peine à contenir les différentes attaques auxquelles le monde est confronté. Et les plans de la NERV, tout autant que ceux de la SEELE (l'organisme qui paraît tirer toutes les ficelles de ce conflit planétaire) semblent bien mystérieux. Une chose paraît toutefois certaine : rien ne sera plus jamais comme avant. Evangelion, comme vous ne l'avez jamais vu !

Pour finir, rappelons que Evangelion: 1.0 You Are (Not) Alone sort enDVD chez Dybex dès le 27 octobre ! Une occasion en or de se préparer à la projection, en avant-première française, du deuxième volet le 1er novembre à Nantes !

Grand merci à Dybex pour sa confiance, et au pôle cinéma de Jean-Marc Vigouroux pour son soutien logistique.

mardi, septembre 29 2009

Projection en avant-première de Mind Game, de Masaaki Yuasa, lors des Utopiales 2009

Je vous avais déjà présenté les deux premiers volets de la 3e journée Manga-tan, qui se tiendra le dimanche 1er novembre après-midi, à la Cité Internationale des Congrès de Nantes dans le cadre des Utopiales. D'abord une conférence sur la science-fiction dans la culture visuelle asiatique (notamment en lien avec la thématique "Mangas et mondes meilleurs") puis le fameux concours de cosplay.

Voici maintenant l'annonce d'un film d'animation japonais marquant, qui sera projeté lors du festival : il s'agit de Mind Game, long-métrage inédit du Studio 4°C (connu pour avoir signé, notamment, l'adaptation animée d'Amer Béton), proposé en VOSTF. Cette avant-première (le film ne sort en DVD que le 18 novembre, chez Potemkine) sera donc l'occasion de mettre à l'honneur l'impressionnant travail de Masaaki Yuasa sur cette perle. Et nous espérons contribuer, grâce à cette projection, à mieux faire connaître le studio 4°C.

La projection aura lieu jeudi 29 octobre à 17h30.

Pour finir, et afin de vous donner envie de venir découvrir ce film, en voici une courte présentation (issue du dossier de presse) :

Sorti au Japon en août 2004 dans une petite combinaison de salles (une dizaine seulement), Mind Game a pourtant très rapidement fait parler de lui dans le milieu de l'animation (il a notamment eu le Grand Prix au Japan Media Arts Festival 2004).
Nishi, un jeune dessinateur, est amoureux depuis son plus jeune âge de la charmante Myon et souffre de la voir s’éloigner de lui, inexorablement. Alors qu’il la raccompagne à l’échoppe de yakitori familiale, deux étranges yakuzas font irruption. La situation s’envenime et tout bascule lorsque l’un des yakusas presse la détente. Mais ce serait sans compter sur la force de caractère de Nishi qui explosera face à la mort…

samedi, septembre 26 2009

Cycle de projections dédié aux séries animées japonaises à la Bibliothèque Municipale de Nantes

Pour finir ce mois de septembre en beauté, voici le troisième projet sur lequel nous travaillons depuis quelques mois !

Univers partagés et la Bibliothèque Municipale de Nantes s'associent pour proposer, tout au long de la saison culturelle 2009-2010, un cycle de projections visant à faire découvrir à un large public la richesse et la diversité de la culture visuelle japonaise.

Les productions cinématographiques du studio Ghibli (Princesse Mononoke, Le Voyage de Chihiro, Ponyo sur la Falaise, ...) ont connu un véritable succès populaire et critique. Elles ont largement contribué à la renommée de l'animation japonaise dans le monde. Mais saviez-vous que Hayao Miyazaki avait également travaillé sur plusieurs séries télévisées (Sally la petite sorcière, Sherlock Holmes, ...) ? Les réalisateurs japonais aiment généralement se frotter à différents formats et nombreux sont ceux qui passent ainsi des longs métrages aux séries animées, et réciproquement.

Les séries souffrent encore d'être souvent mésestimées. C'est pourquoi c'est ce format que nous avons choisi de mettre à l'honneur à travers ce cycle.

Avec un rythme moyen de deux rendez-vous par trimestre, nous explorerons des thèmes aussi variés que la vie quotidienne au Japon, la science-fiction, le thriller, les utopies, ... sans oublier, évidemment, le jeune public pour lequel seront organisées des projections dédiées.

Vous trouverez ci-dessous le programme des projections prévues jusqu'en janvier 2010. Nous en profitons pour remercier nos partenaires Beez, Kaze et Dybex grâce à qui ces projections sont possibles !

Vendredi 2 octobre 2009 à 18h - "Utopies/Thriller"

L'Odyssée de Kino - Épisodes n°1 et 2 - À partir de 13 ans - VOSTF - Éditeur : Kaze

Résumé : Parcourir des contrées inconnues. Ne s'installer nulle part. S'aventurer dans de nouveaux mondes. Telle est la vie de Kino et d'Hermès, sa moto ! Aventurière d'un nouveau genre, Kino n'obéit qu'à une seule règle: ne pas rester plus de trois jours dans un même endroit car un aventurier est fait pour voyager, c'est plus fort que lui. Et si les mondes les plus étranges défilent tout au long des trajets parcourus, c'est au fil des conversations entre Kino et Hermès que nous découvrons l'aventure la plus extraordinaire: une odysée à travers la bizarrerie humaine !
Une très belle série qui, à travers les utopies qu'elle met en exergue, nous invite à réfléchir sur notre propre rapport à la société.

Paranoia Agent - Épisodes n°1 et 2 - À partir de 13 ans - VOSTF - Éditeur : Dybex

Résumé : Sagi Tsukiko est une célèbre conceptrice de peluche kawaii. Un soir, alors qu’elle rentre chez elle, elle se fait agresser par un mystérieux gamin armé d’une batte de base-ball et chaussé de rollers jaunes. Tandis que les collègues de Tsukiko croient au canular, la police enquête et découvre que d’autres agressions sont à mettre sur le compte du Shonen Bat (le garçon à la batte). Parallèlement, un étrange journaliste se met également à sa recherche.
Paranoia agent est la première série télévisée à l’actif de Satoshi Kon, le réalisateur des chefs-d’œuvre Perfect Blue et Paprika. Étrange et décalée, la série de treize épisodes nous emmène au plus profond de la psychologie des personnages, chère à Satoshi Kon.

Mercredi 4 novembre à 14h30 : "Jeune public"

.hack // Legend of the Twillight - Épisodes n°1 et 2 - À partir de 8 ans - VF - Éditeur : Beez

Résumé : Cela fait quatre ans que l’incident qui fut appelé le Twilight est survenu dans le plus célèbre jeu en réseau du monde : The World. Ceux qui ont été témoins de l’incident ne se connectent plus au jeu. The World est à présent un monde différent. Un monde plus sûr… Shûgo et sa soeur Rena ont remporté un concours organisé par les créateurs du jeu et vont, de fait, pouvoir incarner deux personnages très spéciaux : Kite et Black Rose. Mais une fois dans le jeu, les deux héros vont vite devenus des acteurs centraux
.hack est un bel exemple d'oeuvre multi-média comme savent en créer les Japonais : jeu vidéo, dessin animé, manga... tout est imbriqué pour constituer un univers complet et cohérent, donnant l'occasion aux enfants de se plonger dans une aventure haletante.

Mercredi 20 janvier 2010 à 14h30 : "Jeune public"

Entre Elle et Lui - Épisodes n°1 et 2 - À partir de 8 ans - VF - Éditeur : Dybex

Résumé : Elle, c'est Yukino Miyazawa. Etudiante au lycée Hokuei. Pour les autres, elle se veut belle, intelligente, sympathique. En un mot, parfaite. Lui, c'est Arima Soichiro. Etudiant au lycée Hokuei. Il est beau, intelligent, sympathique. En un mot, parfait. Trop parfait pour Yukino, d'ailleurs, qui aurait bien voulu conserver sa position de superstar. De la rencontre de ces deux-là ne peuvent naître que des étincelles.
Portée à l'écran par le Studio Gainax, créateurs d'Evangelion, cette série décrit avec finesse et humour la vie lycéenne à la japonaise. Une référence du genre !

Enfin, au cours du mois de janvier 2010, une projection spéciale sera organisée. Celle-ci sera dédiée aux deux séries pour lequel le public aura voté tout au long du premier trimestre. En effet - originalité de ce cycle de projection -, le public est invité à choisir certaines des séries qu'il souhaite voir diffusées. C'est ainsi que six bandes-annonces sont répertoriées ci-dessous. Nous vous appelons donc à voter pour les deux oeuvres (parmi les six ci-dessous) dont vous souhaitez découvrir les deux premiers épisodes. Pour cela, il vous suffit d'envoyer un courrier électronique à vote-bm-nantes@univers-partages.org en indiquant les deux titres retenus (et ce, avant le 01/12/2009). Les deux séries qui auront reçu le plus de voix seront projetée lors d'une séance spéciale organisée dans le courant du mois de janvier 2010.

Voici les œuvres pré-sélectionnées que nous vous proposons de départager :

Chaque projection sera précédée d'une présentation de ma part, afin de replacer les œuvres dans leur contexte social et culturel.

L'ensemble de ces projections aura lieu à la salle Jules Vallès de la Médiathèque Jacques Demy - 24 quai de la Fosse - 44000 Nantes. L'entrée est libre.

Je dévoilerai le programme du premier semestre 2010 dans quelques mois. Affaire à suivre... et rendez-vous dès vendredi prochain pour le premier de ces rendez-vous !

vendredi, septembre 11 2009

Bulles de mangas : des rencontres mensuelles à la FNAC de Nantes autour du manga et de ses influences

Le mois de septembre démarre sur les chapeaux de roue... car il est désormais temps pour moi de vous dévoiler un projet sur lequel je travaille depuis plusieurs mois.

La FNAC de Nantes m'a en effet contacté au printemps dernier pour organiser et animer un cycle de rencontres autour du manga. À travers ces rendez-vous mensuels, nous vous inviterons à explorer la richesse du manga et son influence au-delà des frontières du Japon. Nous mettrons ainsi à l'honneur des auteurs français puisant leur inspiration dans la créativité japonaise au cours de tables-rondes dédiées. Nous vous proposerons également des conférences pour vous guider parmi l'offre pléthorique de titres édités en France. Nous alternerons ainsi, en fonction des mois, entre rencontres-dédicaces avec des auteurs influencés par le manga et des conférences plus didactiques sur la BD japonaise.

Je parle de "rencontres-dédicaces" car il y aura un véritable temps d'échange avec les auteurs avant leur séance de signatures. L'occasion d'en savoir plus sur les origines de leur album, le message qu'ils souhaitent transmettre... et plus généralement, de mieux comprendre leurs motivations artistiques.

Aujourd'hui, j'ai le plaisir de vous annoncer que la première de ces rencontres se tiendra le mercredi 21 octobre 2009 à partir de 17h30. Ce seront Audrey Alwett et Nora Moretti qui seront mises à l'honneur pour la parution de Princesse Sara et, plus généralement, le lancement de la collection Blackberry-Strawberry (collection au sein de laquelle on retrouve Aurore, Algesiras, Nephyla... autant d'auteurs issus du fanzinat et durablement marquées par la BD japonaise) chez Soleil. J'aurai l'occasion d'en reparler mais vous pouvez d'ores et déjà retenir cette date dans votre agenda !

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